Kamel Messaoudi (1961 - 1998) est un chanteur algérien, ( kabyle ) interprète de Chaâbi.
Né le 30 janvier 1961 à Bouzaréah, situé dans un quartier populaire de la banlieue algéroise, Kamel Messaoudi grandit au sein d'une famille modeste. Au départ, respectant la trilogie des démunis (s'en sortir par le sport, le spectacle ou le trabendo), il est attiré par le football. Son père s'y oppose et suite à de très bons résultats scolaires, il préfère l'encourager à aller plus loin dans ses études.
Kamel poursuit le chemin de son frère aîné qui devient musicien et choisit lui aussi la voie artistique. Ses débuts, il les effectue en 1974, lorsque membre de l'UNJA, un syndicat étudiant proche du gouvernement. Il monte un groupe chaâbi. Sa voix posée assez caractéristique du chanteur le fait rapidement remarquer par les habitants du quartier, ses premiers admirateurs.
A la tête d'une nouvelle formation, il anime en 1978, fêtes de mariages et de circoncision et son nom circule avec de plus en plus d'insistance. En 1985, Kamel Messaoudi tente une production discographique de son œuvre pour le motif exposé d'un producteur renonçant à le faire décrétant la fin du chaâbi face à la mode du raï malgré la modernité du style du chanteur. Son œuvre est toutefois commercialisée sous forme de mini-cassette en 1990, et n'obtient aucun succès comercial.
Il fallu attendre Echemaâ en 1991, pour que la jeunesse lui reconnaît un vrai succès : une cassette emerge: Echemaâ (La bougie), recitée avec conviction sur le mode sika sbania (flamenco), est un succès dans lequel toute une jeunesse se reconnait. Subissant l'influence à la fois de Cheikh el Hasnaoui et de Dahmane el Harrachi , Kamel Messaoudi commet Ah Ya Dzaîr, un vrai manifeste ou le chaâbi renoue avec la réalité sans perdre de sa poèsie.
Très exigeant envers lui-même, il choisit méticuleusement ses sujets.
II préfère des chansons à thèmes et des paroles de choc qui laissent des empreintes.
Appréciant aussi bien Ezzahi que Georges Michael ou Magda Roumi, il est conscient que c'est grâce aux jeunes de sa génération tels Meskoud et Doumaz que le renouveau du chaâbi devient possible.
Le 10 décembre 1998, après avoir participé à une émission télévisée en direct, Ka